5 juillet 2010

Voici mon Top 10 personnel des films qui méritent d’être visionnés au moins une fois!

L’exercice a été très difficile, car plusieurs bons films ont été laissés de côté. Je vous invite à tenter de faire votre propre Top 10 dans les commentaires en bas de cet article!

1- Cash back (2006)
2- Pulp Fiction (1994)
3- Clockwork Orange (1971)
4- The Wizard of Oz (1939)
5- Requiem for a dream (2000)
6- One flew over a cuckoo’s nest (1975)
7- Psycho (1960)
8- The Green Mile (1999)
9- Slumdog Millionaire (2008)
10- Fight Club (1999) / Forest Gump (1994)

2 juillet 2010

Le canal V pour Vidange...

TQS doit se retourner dans sa tombe... Non mais est-ce que c’est sérieux ce poste? Si oui, le directeur de programmation nous prend vraiment pour des caves. Examinons ensemble les émissions Ô combien éducatives et intelligentes.

Dumont 360. Au début on avait droit à une heure complète d’invités qui ne savaient pas trop pourquoi ils étaient invités et maintenant nous avons droit à un 30 minutes de radotage. Les discutions ne mènent à rien, chaque fois qu’un débat s’enflamme (je pense entre autre à lorsque le docteur Mailloche avait été invité), on a droit à une pause ou bien Mario nous coupe ça avec un autre invité. Selon moi, ce programme-là est encore 30 minutes trop long.

L’attaque à 5. La qualité de cette émission se dégrade de semaine en semaine. On dirait que les participants se forcent à se chamailler afin de savoir qui de Price ou Halak aura le filet au prochain match à domicile (un sujet de moins sur leur courte liste grâce à Gauthier). Des débats avec des gens qui disent des niaiseries c’est facile à trouver dans la rue. Est-ce que c’est possible d’avoir des experts?

Le Mur. Wow, est-ce qu’on a vraiment acheté les droits de ce concept-là où le but est de faire rire de nous parce qu’on est trop gras pour «fitter» dans un mur jaune en styromousse. En plus, pendant des mois il a fallu se taper des reprises américaines avec des traductions plus que douteuses.

Rire et Délire. Est-ce qu’il pense qu’on se rend pas compte que les vidéos qu’il nous repasse date des années 80-90? À la limite est-ce qu’on pourrait regarder le vidéo sans entendre les commentaires?

Vérité choc. Merci au directeur de la programmation de nous donnez la chance de voir, encore une fois, un programme américain doublé en français. Est-ce que je suis le seul qui s’est rendu compte qu’au retour de la pause il nous repasse les 5 minutes qu’on vient juste de voir?

Loft Story. Rien d’autre à dire.

Tout le monde aime Raymond. À force de nous passer des programmes américains on va finir avec une programmation aussi américaine que le reste du Canada.

Le show du matin. Très crédible d’avoir le dernier participant qui a quitté Loft Story venir nous commenter l’élection fédéral et j’aime aussi entendre une critique d’un film par la même personne qui fait la météo et qui nous montre les derniers résultats de hockey de la soirée précédente tout en nous faisant un reportage sur un chat dans un arbre.

Big Brother. Est-ce qu’il s’agit d’un des plus grand flop de la courte histoire de la télé-réalité au Québec. Je crois que nous avons un gagnant!

Je vais vous éviter ce que je pense de CSI New York, des info publicités sur des choses qui ne se vendent probablement même plus, de la guerre des clans, de Call TV, des nouvelles le soir à 18h écoutées par une trentaine de personnes, des reprises de Poker d’il y a 10 ans, de Futurama et d’atomes crochus. Ce n’est pas normal que le meilleur moment de ta programmation ce soit les films qu’on ne cesse de revoir et revoir.

Certains me diront que si je n’aime pas le poste je n’ai quand changer de chaîne et bien c’est déjà ce que je fais mais je trouve insultant de nous prendre autant pour des caves...

À voir !


Avec les bons commentaires que j’ai reçu à propos de mon premier article, j’ai décidé de vous faire une liste des films québécois que vous devriez absolument voir une fois dans votre vie et pour être conséquent avec moi-même, je ferai un Top 10 des films hors-Québec à voir, d’ici la fin de semaine prochaine.

Plusieurs films dans la liste ne sont pas typiquement hollywoodiens. L’histoire ne commence pas toujours au point A pour se terminer à Z. Dans la vie il faut savoir s’ouvrir à autre chose que ce que nous sommes habitués à consommer. Donnez une chance à ces films et je vous promets que vous allez être comblés.

Il n’y a pas d’ordre particulier dans ma liste et j’utiliserai le format suivant : Nom du film, année, Réalisateur/Producteur. La majorité des films sont disponibles au club vidéo (oubliez le BlockBuster) et à la bibliothèque municipal :

Pour la suite du monde, 1963, Pierre Perrault, Michel Brault et Pierre Carrière, (docufiction)L’Acadie, l’Acadie!, 1971, Pierre Perrault, (documentaire)
Mon oncle Antoine, 1971, Claude Jutra
Les Plouffe, 1981, Gilles Carle
Jésus de Montréal, 1989, Denys Arcand
Le déclin de l’empire américain, 1986, Denys Arcand
Un zoo la nuit, 1987, Jean-Claude Lauzon
Léolo, 1992, Jean-Claude Lauzon
Les ordres, 1974, Michel Brault
Le chat dans le sac, 1982, Gilles Groulx
L’audition, 2005, Luc Picard
La grande séduction, 2003, Jean-François Pouliot
Octobre, 1994, Pierre Falardeau
Les bons débarras, 1980, Frank Mankiewicz
C.R.A.Z.Y, 2005, Jean-Marc Vallée
J’ai tué ma mère, 2009, Xavier Dolan
La guerre des tuques, 1984, André Melançon
Le matou, 1985, Jean Beaudin
Un crabe dans la tête, 2001, Alain Turpin
Les invasions barbares, 2003, Denys Arcand

Mention spécial à Dédé à travers les brumes, un film magique !

Voici une liste assez complète de classique à voir. Il y a plusieurs films qui ne se retrouvent pas sur cette liste et qui méritent d’être visionnés. Cette liste englobe l’essentiel à voir afin de comprendre la force de notre cinéma au Québec.

Discutons!

1 juillet 2010

La richesse est au Québec!



«Star Académie, Occupation Double, Lance et Compte etc. c’est peut-être de la marde, mais au moins c’est notre marde!» Farladeau

En cette semaine de la Xe fête du Canada, je pense à ce que Falardeau écrivait par rapport à notre culture propre au Québec et je suis plus optimiste que jamais face à la puissance de création de notre belle province.

Que diriez-vous si je disais que notre culture n’a rien à envier au reste du Canada et même de la grosse machine à produire des films que sont les États-unis? Vous allez certainement rire de moi. Vous allez m’énumérer des films à la fine pointe de la technologie comme Avatar et les documentaires de Michael Moore. Et bien moi je vais rétorquer avec Les Invasions Barbares de Denys Arcand et les documentaires de Pierre Perrault.

Chaque fois que vous allez voir un film québécois vous devriez vous sentir fier. Fier qu’au Québec nous produisons dans notre langue en imposant, la majorité du temps, notre style. La cinématographie québécoise s’adapte et offre à son peuple ce qu’il désire et aime regarder. Les plus jeunes veulent voir du «Fast and Furious 1, 2, 3, 4», nous leurs offrons Nitro avec Guillaume Lemay-Thivierge qui n’a rien à envier à Paul Walker et à Bruce Willis. Vous voulez voir de la comédie style américaine? Je vous présente De père en flic et Bon cop Bad cop avec les Michel Côté, Patrick Huard et Louis José Houde qui n’ont pas à rougir devant les Sandler, Carey (Canadien), Rogen et compagnie. Des films romantiques? Roméo et Juliette version québécois! Et si vous voulez du cinéma bien écrit et intelligent à la Tarantino et Scorsese, nous en avons en quantité industrielle. J’ai tué ma mère de Xavier Dolan, L’âge des ténèbres de Denys Arcand, Un zoo la nuit et Léolo de Jean-Claude Lauzon, Mon oncle Antoine de Claude Jutra et plusieurs autres.

Notre seule faiblesse (si il s’agit d’une faiblesse) est sur le plan budgétaire, mais donnez aux producteurs québécois un budget de 350 millions et je vous promets que nous allons l’avoir notre Titanic dans le fleuve St Laurent. Les universités québécoises regorgent de jeunes qui veulent dessiner et créer! Donnez leur de l’argent et vous allez l’avoir votre Blanche Neige québécoise.

Des gens déplorent que le Québec se dirige trop vers le cinéma américain. Malheureusement c’est ce que la majorité des consommateurs veulent voir à l’écran. Il faut se réjouir que nous puissions égaler et même dominer leurs productions.

Peu de pays peuvent se battre contre la domination du cinéma américain dans leurs salles. Pour ceux qui aiment encore nos films d’auteurs, le Québec regorge de talent à la Xavier Dolan.

Assez parlé du cinéma, regardons ensemble notre télévision. Encore une fois, nous reprenons certaines émissions américaines (Le Banquier) où japonaises (Le Mur.....), mais contrairement au reste du Canada et à plusieurs autres pays, nous nous ne contentons pas de faire passer les reprises avec les mauvaises traductions (excluons ici V télé qui est un expert en la matière). Nous avons nos propres versions avec nos modifications et nos animateurs. Que dire des concepts que nous exportons (Le Verdict de Véronique Cloutier et Taxi 0-22 de Patrick Huard)? Notre télévision est riche en programmation et pas besoin de regarder les talk-shows américains quand nous produisons les nôtres : Tout le monde en parle et On prend toujours un train etc. ainsi que nos propres émissions de déco. Encore une fois, les Guy A Lepage du Québec n’ont rien à envier devant Miss Oprah USA.

Nous sommes unique et nous aimons les choses à notre façon. Nous devons être fier de notre culture et de notre langue. Je ne dit pas de boycotter Hangover, mais de regarder ce qui se fait chez nous au lieu de payer 2-3 fois pour voir le même film. Sur ce, je retourne écouter un documentaire de Pierre Perrault, bonne fin de journée!

"Moi, Pierre Perrault, je trouve ça 1000 fois plus intéressant que 98% du cinéma américain. Mais on ne peut empêcher le monde de préférer Mac Do! Faut rêver plus haut que Las Vegas" Falardeau